

















agence d’architecture parisienne spécialisée en patrimoine
Adresse
Bois de Fécamp, Aizier 27500
Programme
Mise en valeur de l’ancienne léproserie médiévale
Année
Livré en 2014
Surface
–
Coût
400 000€ HT
MOA
Mairie d’Aizier
MOE
PM architectes, Atelier Volga (urbanisme & paysage)


















Inscrite MH (1993)
Le site de l’ancienne léproserie Saint-Thomas offre l’opportunité de réactiver son patrimoine avec le réaménagement de son ancienne chapelle et la création d’un parcours d’initiation et de découverte.
La chapelle Saint-Thomas d’Aizier, inscrite à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques et datant du XIIe siècle, constitue le dernier vestige de l’ancienne léproserie en activité pendant près de trois siècles. Cet ancien lieu de culte se présentait à l’état de ruine. Les campagnes de fouilles archéologiques, menées durant plus de douze ans, ont révélé l’importance du site, notamment à travers la découverte de 232 sépultures, tout en mettant en évidence la grande vulnérabilité des structures. Abandonnée au XVIIe siècle et transformée en carrière de pierre, la chapelle a perdu l’ensemble de ses contreforts. Malgré plusieurs campagnes de restauration menées à la fin du siècle dernier, l’édifice demeure aujourd’hui extrêmement fragile, en particulier au niveau des murs fortement dégradés.
Le projet de restauration repose sur une approche de consolidation et de mise en valeur de l’existant, assumant pleinement l’état de ruine. Les pathologies observées, principalement dues aux infiltrations d’eau dans les murs tronqués, ont guidé l’intervention. Une partie des restaurations antérieures a été déposée afin de retrouver une cohérence architecturale et de redéfinir la physionomie des murs dans l’esprit du lieu. Un couronnement en plomb a été mis en œuvre afin d’assurer l’étanchéité des maçonneries et d’en garantir la pérennité. Les revêtements ont été entièrement restaurés et les angles du soubassement renforcés à l’aide d’agrafes métalliques, compensant la disparition des éléments structurels d’origine.
Le parti pris du projet est de révéler les éléments disparus sans les reconstruire. Les anciens contreforts sont ainsi évoqués par une restitution « en creux », rendant lisible leur empreinte dans la structure. Certains blocs de pierre ont été replacés, notamment au niveau des baies jumelées, tandis que la base des soubassements a été consolidé. Les façades ont été reprises en conservant volontairement les parties s’effritant dans leur état altéré, protégées par un film et sous un merlon de terre.